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Le sentiment amoureux est-il le garant de la volonté de Dieu dans le choix du conjoint ? 1/2

Le sentiment amoureux est-il le garant de la volonté de Dieu dans le choix du conjoint ? 1/2 published on

Pour avoir la latitude de fonder des conclusions à l’importante question ci dessus mentionnée, je fais le choix  de diviser mon article en deux car la longueur du texte peut être rébarbatif pour certaines personnes.

La première partie pose les fondements.
Dans la seconde partie nous verrons Les leçons des actes de Rachel, de Léa, d’Anne et de Peninna et comparativement nous tirerons les conclusions qui s’imposent ainsi que les applications que nous devrions en tirer.

Sur ce je nous pose la question : “Le sentiment amoureux est-il le garant de la volonté de Dieu dans le choix du conjoint ?”

A mon humble avis cette question a dû tarauder bien de personnes, aussi avec l’aide de l’inspiration accordée par le Saint Esprit nous allons nous plonger dans les Saintes Ecritures et voir si ce sentiment amoureux appelé couramment l’amour est le garant de la volonté de Dieu dans le choix du conjoint.

Pour éviter tout amalgame, je précise qu’il ne s’agit pas de l’amour du prochain appelé aussi la charité, ni des idylles dont on dit couramment je suis amoureuse et encore moins de de l’amour de rencontres basé sur l’attirance sexuelle.

Le sentiment amoureux dont nous parlerons ici est ce sentiment qui nait très souvent d’une forte émotion et qui nous pousse vers l’autre avec un fort attachement affectif qui peut se prolonger dans un engagement volontaire du don de soi à l’autre dans un lien d’unité en perspective de fusion ultérieur par le mariage.

Par le biais de cette question notre analyse portera sur deux illustres familles que sont : le “couple” Anne et Peninna : épouses du lévite Elkana et le “couple” Léa et Rachel, épouses de Jacob, le père des douze patriarches des tribus d’Israël et nous chercherons à comprendre quelle a été la volonté de Dieu, si volonté déterminée de Dieu il y’a eu, dans le choix des conjointes, pour ces deux cas.

Autant que cela nous sera possible, nous allons essayer de discerner qu’elle est dans chacune de ces situations qui a été la véritable épouse voulue par Dieu et qui de Dieu ou de l’homme à la responsabilité du choix du conjoint?
Quelles leçons tirerons-nous à partir de ces deux familles polygames, et sur quels critères choisir son conjoint ?

A travers ces familles polygames que sont Anne et Peninna épouses d’Elkana et Léa et Rachel, épouses de Jacob, mon propos n’est pas de faire l’apologie de la polygamie car disons le “tout de go” celle-ci, je parle bien entendu de la polygamie n’est pas inscrite dans le plan de Dieu tout comme le divorce dont j’aborderais une autre fois le sujet.

La bien-aimée Anne était la première épouse d’Elkana et Léa la mal aimée la première épouse de Jacob.

La similitude dans ces deux foyers, est que, les épouses aimées étaient stériles ce qui entrainait inéluctablement des rivalités, des critiques et dans le cas Peninna de la moquerie vis-à-vis d’Anne.

Mon zoom va s’arrêter sur l’attitude de ces deux femmes bien aimées que sont Anne d’Elkana et Rachel de Jacob qui eurent des destinées divergentes.
Ainsi que sur Léa qui s’illustra de façon remarquable.

Anne et Peninna :

Anne et Peninna étaient les deux épouses du lévite Elkana.
Anne la première épouse était la préférée d’Elkana mais elle était stérile.
Penimma animée d’un esprit diabolique ne cessait de vexer Anne afin qu’elle s’irrite contre Dieu de l’avoir rendu stérile. (1 Samuel 1 : 6 – 7)
Las de subir les mortifications de Peninna, Anne se tourna vers Dieu, source de toutes bénédictions et lui fit le vœu dans sa prière de lui consacrer le premier né qu’il lui accorderait.

Dieu l’exauça et en retour elle honora son serment en consacrant son fils Samuel au service de l’Eternel.
Dieu la bénie encore et Anne put, par la suite enfanter d’autres enfants (1 Samuel 2 : 21)

Son chant de reconnaissance figure dans la Parole immuable de Dieu, son histoire et sa vie nous encourage et nous enseigne qu’Anne était une femme sage, qu’elle avait une profonde connaissance de Dieu, de son caractère et de ses actions.

Anne de par sa confiance et sa soumission à Dieu, a su attirer sa faveur sur elle.

Riche enseignement qui confirme une des nombreuses promesses de Dieu ; qui est de lui faire connaitre tous nos besoins pour être secouru y compris ; le choix de son futur conjoint.

Passons au cas de Léa et de Rachel :

Dieu en maître de connexion divine et instigateur d’évènements orchestra les circonstances de la rencontre entre Jacob et Rachel. (Soulignons toutefois que bien que Dieu permette des rencontres cela ne signifie pas forcément qu’il veut que nous nous alliions avec ces personnes.)

Pendant que Jacob s’informait auprès des bergers rencontrés au puits de Charan au sujet, de son oncle Laban, arriva sa fille cadette Rachel qui était bergère et cousine de Jacob.
Ce fut un moment de grande émotion d’autant plus que celle-ci était comme nous le dirions aujourd’hui “un canon de beauté” (Genèse 29 : 5 – 6) (Genèse 29 : 17 – 18)

Laban avait deux filles, Léa et Rachel étaient donc sœurs.

Subjugué par la beauté de Rachel et rempli de sentiment amoureux, Jacob travailla sept ans gratuitement selon l’accord passé avec Laban son oncle afin d’obtenir sa main.

Le jour des noces, Jacob fut trompé à son insu par son oncle qui sous prétexte des traditions locales interverti ses filles.
Le lendemain, lorsque Jacob découvrit qu’il avait été berné par Laban qui avait inversé ces filles, Léa à la place de Rachel ; Jacob contre mauvaise fortune bon cœur ne lâcha pas l’affaire, il accepta de travailler sept ans de plus pour celle qu’il aimait profondément. (Genèse 29 : 30)

Malgré sa déception d’être la moins aimée, Léa a qui Dieu accorda huit enfants dont deux par le biais de sa servante, n’était pas aigri vis-à-vis de lui.
Au contraire elle lui fut reconnaissante en nommant tous ces enfants de façon symbolique, pour rendre grâce à Dieu.

Rachel quant à elle donna sa servante à Jacob, qui eut quatre enfants en lieu et place d’elle.
Précisons que bien qu’à l’époque de tels arrangements étaient courants, ils étaient et sont toujours contraires à la volonté de Dieu.

Les péchés de Rachel :

Rachel était superstitieuse, elle croyait que manger des mandragores sorte de pommes d’amour favorisait la fertilité aussi elle “vendit son droit de favorite” à Léa. (Genèse 30 : 14 – 16).

Ironie de la vie ! Cette histoire nous rappelle celle d’Esaü qui pour un plat de lentille vendit son droit d’aînesse à Jacob son cadet afin de satisfaire sa faim.

Dieu traita Esaü d’impudique et de profane car il a été infidèle et méprisant des valeurs de Dieu au profit de choses vaines on pourrait en dire autant de Rachel. (Hébreux 12 : 16)
Je sais que d’aucune me dirait que les motifs de Rachel étaient plus louable comparez à ceux Esaü.
Et pourtant non, car Rachel aurait pu tout comme Anne allez à Dieu et s’attendre à son secours mais elle chercha le secours dans des choses vaines au point de troquer sa position de favorite dans le lit de leur époux. (Genèse 30 : 14 – 16)

En ce qui concerne le second péché de Rachel qui lui fut mortel, plaçons maintenant le cadre :

Jacob projeta de repartir dans sa patrie qu’il avait fuie vingt ans auparavant ; car Dieu lui avait ouvert les yeux quant à la jalousie de sa belle-famille et il lui avait demandé d’y retourner.

Il parla de ces projets avec ses épouses qui acquiescèrent. (Genèse 31 : 4 -16)

Arrêtons-nous brièvement pour parler de quelques principes pour discerner la volonté de Dieu dans une décision concernant la vie en générale :

  • Jacob eut un désir (Genèse 30 : 25 – 26)
  • Les circonstances nécessitaient un changement
  • Une Parole de Dieu s’imposa avec force à Lui
  • Sa décision fut confirmée par l’accord de ses épouses.

Ainsi Jacob parti avec tous les siens à l’insu de son beau-père Laban.
Cependant un drame couvait, car un méfait fut commis par Rachel qui déroba les idoles de son père.

Quand Laban s’aperçu de leur absence et du vol de ces idoles, celui-ci les poursuivit et lorsqu’il les trouva, il exigea la restitution de ses idoles, qui avaient été soigneusement dissimulées par Rachel.

Jacob, offusqué d’avoir été traité de voleur et ignorant que c’était sa femme chérie Rachel qui était coupable prononça une malédiction capital que celui qui avait volé les dieux de Laban ne vivrait pas.
Cette lugubre prophétie s’accomplie, Rachel mourut en couche on pourrait dire frappée par l’accomplissement de la malédiction prononcée par Jacob.

Bien aimée faisons très attention aux paroles de nos bouches, d’elles coulent la vie ou la mort.

Le corps de Rachel bien qu’il aurait pu être transporté pour être enseveli dans le caveau familial, fut enseveli en chemin sur la route d’Ephrata ; probablement parce qu’elle avait introduit des idoles dans la famille.
Ce qui me fait affirmer cela c’est que plus tard Jacob demandera à son fils Joseph de ne pas être enterré en Egypte mais que sa dépouille soit transféré dans le caveau familial à Canaan. (Genèse 35 : 19) (Genèse 47 : 30)

Les leçons des actes de Rachel :

Rachel s’est discréditée spirituellement elle-même.
Elle a méprisé sa position pour des choses vaines.

Ses actes prouvent que Rachel n’avait pas délaissé les fausses croyances héritées des traditions paternelles, son cœur était partagé entre Dieu et les idoles (elle donna à son premier fils le nom de Joseph qui signifie que l’Eternel m’ajoute un autre fils) (Genèse 30 : 24) tandis qu’a côté de ça elle attira la malédiction sur elle en dérobant les idoles de son père Laban ; conséquence : elle mourut de façon prématurée.

Chère lectrice, ne sommes-nous pas parfois sujettes à agir comme Rachel ?
Proclamant avec hardiesse notre foi et agissant selon les principes de ce monde ancrés au plus profond de nos cœurs.

Malgré tout, nous avons un Dieu bon et miséricordieux qui fait grâce à qui il veut, qui ne punit pas l’iniquité des parents sur les enfants car les conséquences du péché de Rachel ne fut pas imputer à ses enfants.

Jacob renommer par Dieu Israël, mourant bénit ses petits-enfants Manassé et Ephraïm fils de Joseph les enfants de sa bien-aimée Rachel, pour qu’ils héritent d’une double portion du pays de Canaan et il remit le droit d’ainesse en matière de territoire à Joseph. (Genèse 48 : 5) Ça c’est de l’amour, il ne tarit pas malgré la faute, il pardonne et aime en tout temps. Lire la suite la conclusion de l’étude dans “Le sentiment amoureux est-il le garant de la volonté de Dieu dans le choix du conjoint ? 2/2

Femmes 2 foi en Jésus Christ, ensemble soyons et demeurons enracinées dans sa Parole pour marcher selon sa volonté.

Pour croître en communion verticale & horizontale, restons connectées à “femmes2foi.com

Brigitte Yao.
Responsable associée de la Plateforme Féminine Chrétienne Francophone F2F.

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